Avant de devenir un savant assemblage de dentelles ou de coton, le soutien-gorge est d'abord un gabarit de carton. Stylistes, modélistes, patronnières et mécaniciennes oeuvrent pour transformer toutes ces pièces en un nouveau modèle.
Dans une bibliothèque de gabarits, différentes coupes de hauts ou bas bonnets, dos, basques centrales, latérales etc... sont à la disposition de la styliste. Elle s'en inspire pour esquisser son modèle, tenant compte des indications du marketing (cible, prix), et des études sur les matières en vogue.
Après la mise au point du modèle, la styliste transmet le tracé à la mécanicienne qui monte une dizaine de maquettes à partir de la matière choisie.
4 maquettes, retenues par le comité de création, sont testées auprès de plusieurs détaillants et consommatrices.
Une fois le modèle choisi, la modéliste met au point le gabarit en taille de base : 90 B. Puis il est confié à la patronnière. Grâce à l'informatique, elle digitalise le patron et fait apparaître sur écran les gradations, c'est-à-dire les dimensions, vérifiées au millimètre près, de toutes les pièces composant le soutien-gorge.
Le laser trace et découpe sur une large feuille de carton toutes les tailles demandées. La moindre retouche sur le 90 B se répercute automatiquement sur les autres tailles ; la profondeur en B étant réalisée, les autres suivent : la C et ainsi de suite, la dernière tracée étant la A.
Tout est de nouveau mesuré ; la taille la plus petite et la plus grande sont montées. Un nouvel ajustement nécessite de tout recommencer jusqu'à obtenir le gabarit définitif. Et voilà un nouveau soutien-gorge fabriqué que vous pourrez présenter dans votre boutique.
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