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MATIÈRE - TECHNICITÉ
Broderies - dentelles
Informations communiquées par BARBARA
La broderie
Historiquement, la broderie orne le vêtement depuis la nuit des temps. A l'origine, elle était, bien sûr, faite à la main. Elle s'est développée en Angleterre, sous le règne d'Elisabeth 1er, avec l'invention des aiguilles en acier et l'importation de soie en provenance d'Asie. Outre Manche, à partir de 1818, la broderie blanche ou broderie anglaise connaît un grand succès. En France, au XXe siècle, la région vosgienne est spécialisée dans les broderies pour trousseaux. Après guerre, l'évolution industrielle de la société met fin aux travaux d'aiguille. La lingerie utilise de la broderie anglaise produite industriellement à Saint-Quentin, dans le Lyonnais, en Suisse (Saint-Gall), en Autriche (Lustanau) et en Extrême Orient. Les métiers à broder ont beaucoup évolué jusqu'à nos jours (mécaniques, automatiques ...) pour devenir, à la fin des années 90, des métiers informatisés.
- Dans la seconde moitié du XXe siècle, ce qui révolutionne le textile et particulièrement la lingerie c'est, bien entendu, l'arrivée du nylon et de l'élasthanne. On sait bien, aujourd'hui, ce que nous a apporté le Lycra en terme de confort. Ce que l'on sait moins, c'est que l'apparition de fonds extensibles a, également, considérablement développé l'utilisation de la broderie en lingerie.
- Dans les années 80, on brode les premiers tulles des gaines, des pantys et des soutiens-gorge. Puis, les bases de broderie se multiplient et se diversifient : jerseys et mailles super fins, charmeuses, et même les dentelles. Broder sur des bases extensibles donne du relief à la broderie, qui se place au réel, sur le soutien-gorge ou le body.
- Dans les années 90, on assiste à un engouement et au grand retour de la broderie en lingerie. Là aussi, l'évolution des matières est déterminante. L'apparition des microfibres marque une nouvelle étape. Les broderies se font arachnéennes sur des supports de tulle. La demande des fabricants de lingerie, pour des tulles brodés, explose véritablement.
- Les brodeurs ont su s'adapter et faire face aux exigences de la lingerie. C'est ainsi, par exemple, que la tolérance de variations dimensionnelles se mesure en mm en lingerie, alors qu'elle est proche du cm en prêt-à-porter. Les matières, plus légères et plus fines, sont aussi plus difficiles à travailler. A ce titre, il existe une grande diversité de fonds : tulles, crêpes, satins, mousselines, dentelles, résilles, crochets, imprimés géométriques, aspects laqués irisés ou laminés et même des effets mouillés. Le plus souvent les fils à broder sont en viscose, en polyester ou dans des mélanges notamment polyester/lurex ...
- La broderie a considérablement évolué et ce n'est pas fini. Pour continuer de nous faire rêver, on travaille de nouveaux fils, pour de nouveaux effets.
Broderie : Au contraire de la dentelle qui est une technique tissée ou tricotée, la broderie est un ennoblissement qui enrichit une matière ou un fond.
Guipure : c'est une broderie dense réalisée sur un fond qui disparaît chimiquement à la finition. C'est donc une broderie sans fond.
Sources : avec la collaboration de Monique de Seyssel/Broderies Deschamps, les Brodeurs de Claude Fauque, Editions Syros, Une Seconde Peau de Claude Fauque. Editions Alternatives, 25 Ans de Lingerie, Musée de la dentelle et de la Mode Octobre 97.
La dentelle
La dentelle est née au XVe siècle, dans l'héritage de la Renaissance
A l'origine, on découpe des tissus pour créer des formes dont les contours seront brodés par la suite. De plus subtile manière, la brodeuse extrait les fils de la toile pour créer un fond évidé sur lequel elle créé son motif. Son seul instrument : l'aiguille. D'où l'appellation de « dentelle à l'aiguille ». Au XVIe siècle, la dentelle connut sa gloire à travers l'Europe, de Brugges jusqu'à Venise. Sous le règne de Louis XIV (XVIIe siècle), Colbert institua la Manufacture Royale de Dentelle qui fut la première usine à dentelle.
De cette manufacture fut créé le fameux Point de France. Si la cour de Louis XV voulait répondre au dictat de la mode, elle ne pouvait pas se passer de la dentelle.
Dentelle Leavers
Cette dentelle a fait la réputation de la dentelle de Calais. Raffinée et très travaillée, elle se vend dans le monde entier. Sa finesse en fait une dentelle haut de gamme vraiment agréable à porter. Elle est fabriquée sur des métiers Leavers (du nom de son créateur) importés d'Angleterre. L'utilisation de ces métiers est très ancienne. Grâce à la complexité des machines utilisant jusqu'à 15 000 fils, on peut dessiner des fonds très compliqués et des motifs variés. La Leavers est reconnaissable à l'oeil initié grâce à son picot spécifique. La dentelle Leavers ou de Calais est en quelque sorte la Rolls Royce de la dentelle : elle allie raffinement et tradition.
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| Métier Leavers |
Métier Textronic |
Dentelle Textronic
Dans les années 80, apparaît une nouvelle technique appelée Jacquard tronic ou encore Textronic. Cette technique permet d'obtenir une dentelle plus épaisse. Bien que les dessins soient moins riches que ceux de la Leavers, les fonds sont travaillés avec du relief. Les métiers à Leavers sont composés de 160 barres à dessin tandis que le textronic n'en a que 68 (la Rachel n'en avait que 50). L'avantage de cette technique moderne du textronic est que l'on obtient une dentelle ayant du relief, belle et à moindre coût. Le textronic allie modernité et technique évolutive pour un résultat non moins qualitatif. << Retour sommaire |
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